________Mon ange,
_____J'irai braver les interdits et les rois les plus fous, je n'aurai plus peur de rien puisque je sais que ta main sera dans la mienne pour l'éternité. Avec toi, tout devient possible. Les montagnes ne me font plus peur, la Lune est à porté de main, les mers sont inoffensives. La vie me semble d'une facilité affligeante ... je le sais. Tout au fond de moi, que je pourrai faire de ta vie un Paradis. La mienne l'est déjà. Car, tu ne le sais peut-être pas encore, mais cette clarté que je croyais oubliée, tu me l'as rendu. La vue, le toucher, le goût, le toucher, l'ouïe ... je renais. Je suis revenu à la vie par ton sourire. Par tes mots qui, au début, je dois bien l'avouer, m'ont effrayé. J'avais peur d'y croire. Un effroi sans fin, m'a saisie, lorsque, souviens-tu, nous étions accolée, l'une à l'autre, dans cette gare, ce soir là. Jamais, je le crois bien, je n'oublierai ce moment d'Eternité placé entre nos mains. Nous pouvions en faire ce que nous voulions. Et nous, égoïstes que nous sommes, nous l'avons gardé pour nous. Ce morceau d'Eternité était notre cadeau, notre présent. La vie, enfin, avait ce goût sucré et acide que je recherchais. Enfin, mes genoux arrêtaient de trembler lorsque je tentais de me relever dans la pénombre. Je dois le dire, ce soir là, mes ténèbres se sont un peu effacé, et mon sourire revenu, lui qui, depuis trop de mois déjà, était parti on ne sait où, vers ces contrées éloignées que seul la tristesse peut atteindre. Cette même tristesse là, qui me tuait lentement. Elle me ronge parfois encore aujourd'hui, mais tu n'en es certes pas la cause. Au contraire. Je crois que quelque part, mon c½ur à réappris à battre. Mes lèvres s'étirent de nouveau, et le contact d'une peau chaude et aimante ne me fait plus peur. J'en redemande, si je puis-je dire. Je ne me lasse jamais de ton contact. De tes baisers. De tes sourires. De tes mots. De tes soupirs. De ta respiration. De tes rougissements. Tout en toi m'émerveille d'une façon encore imprécise que je ne peux pas encore expliquer. En ais-je seulement envie ? Je ne crois pas. Je laisse les jours couler sur moi, je laisse cette vie m'arracher ce c½ur que je t'ai déjà donné, à ce moment là. Cette frayeur, tu sais, n'était que pour cacher ma peur d'aimer. Peur, dès à présent, qui s'est envolé. Elle est partie rejoindre ma tristesse. Je pense lui avoir dit Adieu à jamais, tant ma vie est un tendre périple entre tes bras. Ces bras là ... les tiens. Tes bras à toi. Tes bras protecteurs, ton regard qui s'assombrit, qui s'illumine, qui dit « oui », ton regard qui m'aime autant que ton corps. Ton regard qui me chérie et me protège telle une mère que je n'ai jamais eu.
_____J'ai parfois envie de clamer au monde entier mon amour pour toi. D'arrêter les gens dans les rues où on se promène main dans la main sans gêne, et de leur dire « vous voyez, elle et moi, c'est pour la vie ! ». Si seulement je pouvais ... Parfois aussi, me vient l'envie de monter sur les toits, d'ouvrir mes bras à ce monde, de pousser un cri d'espoir, un cri d'amour, un cri fou, un cri que tout le monde reconnaîtra comme un cri de joie, et de le dire fièrement, que j'aime une fille. Qu'elle à beau être comme moi, que je ne l'aime pas moins. Bien au contraire. Elle est sûrement celle qui m'a sauvé d'une mort certaine probablement déjà programmée et prête à être mis en exécution. Stupide projet d'une adolescente déçue. Stupide projet d'une étudiante en déchéance. J'avais perdu mes ailes que tu as retrouvé dans la brume. Je l'écarte, à présent, cette fumée. Je te l'ai déjà dit, je n'ai plus peur de rien, quand je sais que tu me regarde. Je monterai un jour sur scène, tu verras. Je prendrai ce micro, je chanterai de ma vie que tu aimes tant, et je le dirai, aux gens, combien tu m'es chère. Combien mon c½ur bat lorsque je t'aperçois au bout de la rue, quand tu tournes et vient me prendre contre toi. Quand enfin tu me souris et me caresse le visage. Je pourrai tout donner. Mourir sur le moment, m'étaler sur le carreau, me percer la peau d'une lame trop affutée, m'enfoncer un canon encore chaud dans la bouche. Je pourrai mourir, de joie. Voilà le sentiment que tu me procure, mon ange. Tu me rends belle. Tu me rends joyeuse. Tu m'apprends à respirer un air que je n'aime pas. Tu m'apprends à marcher, même si je ne tiens pas encore tout à fait debout. Tu m'apprends à courir, à rire, à chanter. A vivre, en somme. Tu m'as rendu la vie, moi, pauvre fille abandonné au milieu de tous ces fous que je chéris à présent.
Mon dieu ... que m'as-tu fait ? Tu m'as sûrement rendu plus humaine, et apte à t'aimer du mieux que je pourrai le faire. Et ce, jour après jour, sans jamais m'arrêter, effronté, déterminé à te prouver que le passé n'était rien. Rien du tout à côté de la vie que je vais t'offrir.
_____C'est sûrement pour toutes ces raisons que là, maintenant, tout de suite, j'écris pour toi. Il y avait bien longtemps que je n'avais repris la plume de l'émotion, celle que j'avais déjà délaissé depuis beaucoup trop de temps. Je la reprends pour toi, mon amour, et plus jamais ne l'a lâcherai. Tout comme ta main que je garde entre la mienne pour le restant de nos vies. Tu sais, mon Unique, que tes battements de c½ur sont devenus les miens, à présent. Je vis à travers toi. Et c'est pourquoi j'aimerai te poser cette unique question, que je publie ici pour que tous sachent que c'est du sérieux, quoi qu'ils en disent. Veux-tu passer le restant de tes jours avec moi ?
Veux-tu devenir ... ma fiancé ?
______________Ta Yuki qui t'aime.